Notre jeune talent Aurélien Giraud n’est pas arrivé à devenir le premier skateboardeur français à remporter Tampa AM sans quelques chutes. Tout est dans la tête.

Se dépasser, toujours

Personne ne monte pour la première fois sur un vélo en étant persuadé de pouvoir remporter le Tour de France. Il en va de même pour beaucoup de choses, et le skateboard ne fait pas exception à la règle.

Entre ses cinq ans, âge auquel il est monté sur un skate pour la première fois, et sa victoire à Tampa en 2015, Aurélien Giraud a connu des hauts comme des bas, a dû s’entrainer comme un professionnel, a dû surmonter de nombreuses épreuves.

Mais le jeune skateboardeur a su toutes les dépasser, chaque chute, chaque blessure l’ont rendu plus alerte, plus agile, et ont permis à son talent de s’exprimer le plus librement du monde. Le tout avec une lucidité à toute épreuve et un sourire innocent qui ne laisse rien paraître.

Je m’amuse et j’apprends, c’est la belle vie !

Il s’agit d’être le meilleur que son voisin, et c’est très très dur. À l’époque, Tampa j’en avais besoin, et maintenant, je l’ai donc… Je sais que je perdrai d’autres tournois, mais c’est comme ça, il y a toujours quelqu’un de meilleur que soit, ils sont là pour gagner et nous rappeler qu’on peut toujours s’améliorer.

La rigueur comme ingrédient miracle

Il n’y a pas de secret, l’entrainement reste le meilleur moyen de s’améliorer. Mais la rigueur que s’impose notre talent dépasse de loin le petit jogging en sortant du bureau. Préparer un trick peut prendre plusieurs heures, voire plusieurs jours.

Aurélien skate tous les jours avec ses amis, travaille encore et encore ses figures sans rien en lâcher. Rien n’est trop dur, rien n’est infaisable. Si réussir à rentrer un trick doit prendre une journée entière, ça prendra une journée entière, avec les chutes qui l’accompagnent. Mais Aurélien sait que la rigueur est nécessaire pour réussir à se dépasser. Tous les matins, Aurélien rejoint son coach à la salle de sport pour s’entrainer. Mis à part un déjeuner en famille, il est sur son board tout le reste de la journée, que ce soit en park ou dans la rue, pour travailler et travailler encore. Et comme souvent après l’effort vient le réconfort, Aurélien se garde sa soirée pour profiter de ses amis avant d’aller ollie.

L’échec est le fondement de la réussite. – Lao-Tseu